Le Japon: un voyage comme renouveau
22/07/2023
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🇯🇵 Un été au Japon — quatre semaines de chaleur douce et de lumière
Il y a des voyages qu’on planifie pendant des mois. Et puis il y a ceux qu’on décide presque sur un souffle, juste après une fin de formation, juste avant une nouvelle aventure professionnelle. Le mien est né comme ça : un billet pris sans réfléchir, une valise légère, un Fuji x100v autour du cou… et quatre semaines devant moi pour me laisser porter.
Ce récit est celui d’un mois d’été au Japon, entre festivals, sentō brûlants, cafés cachés, montagnes brumeuses, et villes qui ne dorment jamais.
Mon premier diplôme de développeur web validé en mai 2023, une alternance signé en même temps, sous l'impulsion de mes parents et avec 4 mois devant mois avant ma prochaine itération professionnelle, je réserve mes billets d'avion pour le Japon un mois plus tard, pour fin juillet.
TOKYO — 27 juillet au 10 août
Néons, festivals et premiers bains chauds
Tokyo a été ma porte d’entrée, un chaos lumineux que l’on apprivoise doucement. Kuramae, Asakusa, Ginza, Harajuku, Ikebukuro… la ville m’a avalé puis recraché dans des atmosphères toujours différentes.
J’y ai vu le Sumidagawa Fireworks Festival, un ciel où les couleurs semblaient dériver au rythme de la chaleur. J’ai dansé — maladroitement mais sincèrement — au Bon Odori d’Ebisu, tournant autour de la tour éclairée au centre, emporté par lamusique.
J’ai goûté mes premiers véritables sushis à Tsukiji, mangé un omurice fondant en cherchant l’ombre, marché dans des ruelles rétro à Shibamata, et erré dans les temples plus silencieux qu’on ne l’imagine. J’ai passé des heures dans les cafés, et déjà, je découvrais les sentō, ces bains publics où l’on laisse la fatigue se dissoudre dans l’eau chaude.
Tokyo, c’est un chaos organisé… mais aussi une douceur qu’on ne soupçonne pas.
Osaka est un feu d’artifice permanent. Kuromon Ichiba, ses étals et ses brochettes fumantes ; les ruelles de Hozenji Yokocho, paisibles et pavées ; puis Shinsekai, éclatant, rétro, vivant.
HAKONE — 5 août
Brume, volcans et premier onsen profond
Hakone a été comme une respiration après la densité de Tokyo. Entre les sculptures du musée en plein air, les fumerolles d’Owakudani, la Ropeway suspendue au-dessus de la vallée… tout semblait appartenir à un autre monde.
C’est là que j’ai compris la puissance des onsens : le corps se déleste, l’esprit s’ouvre, la lumière revient. Une cérémonie silencieuse et essentielle.
ENOSHIMA — 6 août
Le vent salé et la pause d'été
Une journée les pieds dans le sable, le bruit des vagues, les serviettes déposées au hasard. Rien de spectaculaire — juste l’endroit parfait pour souffler.
TOKYO, encore — 7 au 10 août
teamLab, cafés, et dernier tourbillon urbain
De retour à Tokyo, je me suis laissé absorber par les salles d’eau et de lumière de teamLab Planets, une expérience presque méditative.
J’ai revu le Gundam géant, marché à Ginza, bu un café à Shibuya, mangé des sushis qui fondaient comme des souvenirs… Avant de laisser la capitale derrière moi.
KYOTO — 10 au 16 août
Torii rouges, ruelles anciennes et montagnes en feu
Kyoto a été un tournant. La ville respire plus lentement, avec élégance et profondeur.
J’y ai gravi les torii rouges de Fushimi Inari à l’aube, bu un thé frais près de la rivière Kamo, traversé les ruelles de Gion et de Pontocho où le temps semble retenir son souffle. J’ai flâné sur le Philosopher’s Path, gravi le Mont Daimonji, et marché entre les pavillons d’or et d’argent.
C’est aussi à Kyoto que j’ai vécu un moment fort : le Daimonji, ces immenses kanji en feu allumés sur les montagnes. Un rituel puissant, grave, presque hypnotique.
Et puis il y a eu l’un de mes coups de cœur du voyage : Funaoka Onsen. Un vieux sentō en bois, un bain chaud brûlant, une atmosphère si authentique qu’elle vous traverse entièrement. J’y ai ressenti quelque chose comme un retour à soi.
ŌTSU — 17 août
Le lac, le Mont Hiei et une journée suspendue
Au bord du lac Biwa, tout semble plus calme. Le Mont Hiei, enveloppé de brume, offrait des temples flottants entre ciel et sol. Une transition douce, presque silencieuse, avant l’énergie d’Osaka.
OSAKA — 18 → 21 août
Nourriture, néons et chaleur humaine
Une randonnée jusqu’aux chutes de Minoh, un street-food tour qui m’a rassasié pour la semaine, des néons qui bourdonnent… Osaka est joyeuse, directe, généreuse.
NARA — 20 août
Les daims et le silence au loin
Les daims inclinent la tête pour un biscuit, puis me regardent comme si j’étais l’invité du jour. En m’enfonçant plus profondément dans le parc, j’ai trouvé un calme presque absolu, des collines baignées de lumière. Une parenthèse douce.
RETOUR À TOKYO — 21 → 24 août
Derniers instants, derniers bains, derniers regards
Un dernier curry, un dernier quartier, un dernier verre d’eau glacée dans un kombini. Je regarde la ville une dernière fois depuis Roppongi, puis depuis la plateforme d’Haneda. La chaleur est toujours là — mais je sais déjà qu’elle me manquera.
✨ Ce que le Japon m’a laissé
Des bains brûlants qui effacent la fatigue. Le bruit des festivals d’été. Les lanternes qui dansent au-dessus des ruelles. Le goût du riz encore chaud. La douceur du vent sur les torii rouges. Le silence des temples. Les néons, les montagnes, les cerfs, la mer.
Et surtout : l’envie d’y retourner. Parce qu’un mois ne suffit pas. Parce qu’un été là-bas vous marque pour longtemps.











